Dakar se prépare à nouveau à vibrer au rythme de l’art africain contemporain. Depuis une trentaine d’années, la Biennale de Dakar s’est imposée comme l’un des grands rendez-vous culturels du continent. Pour sa 16e édition, le Dak’Art veut aller encore plus loin, en plaçant la fragilité au cœur de la création et de la réflexion.
Lors de la cérémonie officielle de lancement, le ministre de la Culture, de l’Artisanat et du Tourisme, Alpha Thiam, a rappelé l’importance de cette manifestation pour le Sénégal et pour l’Afrique. La dernière édition avait attiré plus de 780 000 visiteurs venus du monde entier, confirmant l’attractivité internationale de la Biennale.
Cette nouvelle édition sera dirigée sur le plan artistique par Morad Montazami, historien de l’art, éditeur et commissaire d’exposition, également directeur de Zamân Books & Curating. Il aura pour mission de proposer une vision curatoriale adaptée aux spécificités et aux ambitions de la Biennale de Dakar.
Transformer les blessures en force
Le thème « (Anti)fragilité » constitue le fil conducteur de cette édition. L’idée est de considérer la fragilité non plus seulement comme une faiblesse, mais comme une possibilité de transformation.
Réparer ce qui est abîmé, renforcer les liens sociaux, encourager la solidarité, apprendre des crises et imaginer de nouvelles réponses : la Biennale entend ainsi inscrire l’art dans une réflexion beaucoup plus large sur les mutations de nos sociétés.
Les bouleversements climatiques, les crises du multilatéralisme, les tensions géopolitiques ou encore les interrogations liées au développement de l’intelligence artificielle font partie des grandes problématiques évoquées dans cette réflexion.
Dans ce contexte, l’artiste est présenté comme un observateur mais aussi comme un acteur capable de questionner le réel, de réveiller les consciences et d’ouvrir des perspectives nouvelles.
La RDC, pays invité d’honneur
Le choix de la République démocratique du Congo comme pays invité d’honneur s’inscrit dans cette logique.
Pays marqué par une histoire complexe, des crises et de profondes transformations sociales, la RDC sera appelée à mettre en avant sa création contemporaine et sa capacité à transformer les fractures en nouvelles dynamiques artistiques et culturelles.
Autre particularité de cette édition : les manifestations OFF, avec environ 450 expositions hors les murs annoncées. Une programmation qui doit permettre à la Biennale de dépasser les seuls espaces institutionnels pour investir différents lieux et territoires.
Cette dimension populaire, inclusive et participative reste l’une des marques fortes du Dak’Art.
Le patrimoine sénégalais au cœur de la Biennale
L’exposition « SUNU Patrimoine : Trajectoires et mémoires des collections publiques du Sénégal 1960-2026 » occupera également une place particulière.
À travers les œuvres et les collections publiques, cette exposition entend revisiter plusieurs décennies de création artistique sénégalaise et interroger la manière dont l’art participe à la construction de la mémoire nationale.
Pour les autorités, cette orientation rejoint l’ambition de renforcer la valorisation du patrimoine culturel sénégalais et d’en faire un véritable instrument de transmission entre les générations.
Lors de la cérémonie officielle de lancement, le ministre de la Culture, de l’Artisanat et du Tourisme, Alpha Thiam, a rappelé l’importance de cette manifestation pour le Sénégal et pour l’Afrique. La dernière édition avait attiré plus de 780 000 visiteurs venus du monde entier, confirmant l’attractivité internationale de la Biennale.
Cette nouvelle édition sera dirigée sur le plan artistique par Morad Montazami, historien de l’art, éditeur et commissaire d’exposition, également directeur de Zamân Books & Curating. Il aura pour mission de proposer une vision curatoriale adaptée aux spécificités et aux ambitions de la Biennale de Dakar.
Transformer les blessures en force
Le thème « (Anti)fragilité » constitue le fil conducteur de cette édition. L’idée est de considérer la fragilité non plus seulement comme une faiblesse, mais comme une possibilité de transformation.
Réparer ce qui est abîmé, renforcer les liens sociaux, encourager la solidarité, apprendre des crises et imaginer de nouvelles réponses : la Biennale entend ainsi inscrire l’art dans une réflexion beaucoup plus large sur les mutations de nos sociétés.
Les bouleversements climatiques, les crises du multilatéralisme, les tensions géopolitiques ou encore les interrogations liées au développement de l’intelligence artificielle font partie des grandes problématiques évoquées dans cette réflexion.
Dans ce contexte, l’artiste est présenté comme un observateur mais aussi comme un acteur capable de questionner le réel, de réveiller les consciences et d’ouvrir des perspectives nouvelles.
La RDC, pays invité d’honneur
Le choix de la République démocratique du Congo comme pays invité d’honneur s’inscrit dans cette logique.
Pays marqué par une histoire complexe, des crises et de profondes transformations sociales, la RDC sera appelée à mettre en avant sa création contemporaine et sa capacité à transformer les fractures en nouvelles dynamiques artistiques et culturelles.
Autre particularité de cette édition : les manifestations OFF, avec environ 450 expositions hors les murs annoncées. Une programmation qui doit permettre à la Biennale de dépasser les seuls espaces institutionnels pour investir différents lieux et territoires.
Cette dimension populaire, inclusive et participative reste l’une des marques fortes du Dak’Art.
Le patrimoine sénégalais au cœur de la Biennale
L’exposition « SUNU Patrimoine : Trajectoires et mémoires des collections publiques du Sénégal 1960-2026 » occupera également une place particulière.
À travers les œuvres et les collections publiques, cette exposition entend revisiter plusieurs décennies de création artistique sénégalaise et interroger la manière dont l’art participe à la construction de la mémoire nationale.
Pour les autorités, cette orientation rejoint l’ambition de renforcer la valorisation du patrimoine culturel sénégalais et d’en faire un véritable instrument de transmission entre les générations.
Culture et souveraineté
Au-delà de l’événement artistique, le gouvernement veut faire de la culture un levier de souveraineté et de développement.
Plusieurs initiatives ont été rappelées lors de la cérémonie, notamment la finalisation du décret portant sur la rémunération pour copie privée, le premier Forum sur le Livre et la Lecture organisé en octobre 2025, la première édition du festival culturel de la CEDEAO ECOFEST, ainsi que les états généraux de la Culture, de l’Artisanat et du Tourisme.
Cette orientation est également présentée comme étant en cohérence avec l’Agenda national de Transformation Sénégal 2050, qui ambitionne notamment de faire des industries culturelles et créatives un secteur économique à part entière.
L’objectif affiché est donc de dépasser la simple logique d’exposition pour construire une véritable économie autour de la création, du patrimoine et des talents sénégalais.
Dak’Art sur la trajectoire des JOJ Dakar 2026
Cette édition intervient également à quelques semaines d’un autre événement historique : les Jeux olympiques de la Jeunesse Dakar 2026, premiers JOJ organisés sur le continent africain.
La Culture, l’Artisanat et le Tourisme devraient être fortement mobilisés autour de cet événement. Le ministre Alpha Thiam a ainsi lancé un appel à l’ensemble des acteurs de ces secteurs pour contribuer pleinement à la réussite de ce rendez-vous international.
Pour les autorités, les JOJ représentent une occasion supplémentaire de montrer le savoir-faire culturel et artistique du Sénégal, mais aussi de renforcer son attractivité touristique.
Un mois pour faire rayonner la création africaine
Avec ses expositions, ses pavillons nationaux et son important programme OFF, la 16e Biennale ambitionne donc de faire de Dakar un vaste espace de création et de dialogue.
L’enjeu sera désormais de transformer cette forte mobilisation en retombées durables pour les artistes, les créateurs, les artisans, les professionnels de la culture et les territoires.
Une Biennale face à son propre défi
Car derrière les chiffres, les discours et la visibilité internationale, une question demeure : comment faire de la puissance culturelle du Dak’Art une véritable force économique, sociale et patrimoniale pour les générations futures ?
La réponse pourrait se trouver précisément dans le thème de cette 16e édition : transformer les fragilités en opportunités, réparer les fractures et construire à partir des crises.
À Dakar, l’art ne veut donc plus seulement raconter le monde. Il veut contribuer à le réparer et, surtout, à imaginer celui de demain.
Au-delà de l’événement artistique, le gouvernement veut faire de la culture un levier de souveraineté et de développement.
Plusieurs initiatives ont été rappelées lors de la cérémonie, notamment la finalisation du décret portant sur la rémunération pour copie privée, le premier Forum sur le Livre et la Lecture organisé en octobre 2025, la première édition du festival culturel de la CEDEAO ECOFEST, ainsi que les états généraux de la Culture, de l’Artisanat et du Tourisme.
Cette orientation est également présentée comme étant en cohérence avec l’Agenda national de Transformation Sénégal 2050, qui ambitionne notamment de faire des industries culturelles et créatives un secteur économique à part entière.
L’objectif affiché est donc de dépasser la simple logique d’exposition pour construire une véritable économie autour de la création, du patrimoine et des talents sénégalais.
Dak’Art sur la trajectoire des JOJ Dakar 2026
Cette édition intervient également à quelques semaines d’un autre événement historique : les Jeux olympiques de la Jeunesse Dakar 2026, premiers JOJ organisés sur le continent africain.
La Culture, l’Artisanat et le Tourisme devraient être fortement mobilisés autour de cet événement. Le ministre Alpha Thiam a ainsi lancé un appel à l’ensemble des acteurs de ces secteurs pour contribuer pleinement à la réussite de ce rendez-vous international.
Pour les autorités, les JOJ représentent une occasion supplémentaire de montrer le savoir-faire culturel et artistique du Sénégal, mais aussi de renforcer son attractivité touristique.
Un mois pour faire rayonner la création africaine
Avec ses expositions, ses pavillons nationaux et son important programme OFF, la 16e Biennale ambitionne donc de faire de Dakar un vaste espace de création et de dialogue.
L’enjeu sera désormais de transformer cette forte mobilisation en retombées durables pour les artistes, les créateurs, les artisans, les professionnels de la culture et les territoires.
Une Biennale face à son propre défi
Car derrière les chiffres, les discours et la visibilité internationale, une question demeure : comment faire de la puissance culturelle du Dak’Art une véritable force économique, sociale et patrimoniale pour les générations futures ?
La réponse pourrait se trouver précisément dans le thème de cette 16e édition : transformer les fragilités en opportunités, réparer les fractures et construire à partir des crises.
À Dakar, l’art ne veut donc plus seulement raconter le monde. Il veut contribuer à le réparer et, surtout, à imaginer celui de demain.