Le siège du PAIGC occupé. La tension politique monte d’un cran à Bissau.
Le 23 septembre, des éléments de la Police d’Ordre public et de la Garde nationale ont occupé le siège national du PAIGC, situé sur la Place des Héros nationaux, en face du Palais présidentiel. Un panneau portant la mention « Patrimoine de l’État » a ensuite été installé sur le bâtiment.
Cette intervention intervient au terme d’un délai de sept jours ouvrables accordé aux partis politiques concernés pour déplacer leurs sièges.
La mesure avait été annoncée le 14 septembre par le Haut Commandement militaire pour la restauration de la sécurité et de l’ordre public.
Une règle des 500 mètres au cœur du dossier
Selon la résolution du Haut Commandement militaire, les sièges des partis politiques ne doivent pas se trouver à moins de 500 mètres des organes de souveraineté, des hôpitaux, des représentations diplomatiques ainsi que des installations militaires et paramilitaires.
Les autorités militaires présentent cette décision comme une mesure destinée à préserver la sécurité et l’ordre public. La disposition s’appuie notamment sur l’article 10 de la loi-cadre sur les partis politiques adoptée en février 2026.
Le siège du PAIGC est directement concerné en raison de sa proximité avec le Palais présidentiel. Le siège du MADEM-G15 se trouve également dans la zone concernée.
Le PAIGC conteste la mesure
Pour le PAIGC, la question dépasse largement le simple déplacement d’un siège politique.
La direction du parti affirme que ses locaux constituent un patrimoine appartenant au PAIGC et conteste la légitimité du Haut Commandement militaire à décider de son expulsion. Le parti soutient notamment que toute décision concernant la propriété ou l’expulsion d’un occupant devrait relever des institutions judiciaires.
Le président du PAIGC, Domingos Simões Pereira, a également dénoncé la transformation du statut du bâtiment. Selon lui, l’interdiction éventuelle d’y exercer des activités politiques ne devrait pas automatiquement signifier que l’immeuble cesse d’appartenir à son propriétaire.
Une distinction qui pourrait devenir centrale dans la bataille juridique et politique qui s’annonce.
Une bataille qui intervient à quelques semaines des élections
Le calendrier donne une dimension supplémentaire à cette confrontation.
La Guinée-Bissau se trouve toujours dans une période de transition politique, après le coup d’État du 26 novembre 2025. Les élections générales sont annoncées pour le 6 décembre 2026, soit dans quelques semaines.
Dans ce contexte, la question de l’espace accordé aux partis politiques, de leurs sièges et de leurs conditions de fonctionnement prend une importance particulière.
Le PAIGC, formation historique de la Guinée-Bissau, se retrouve ainsi au centre d'un nouveau conflit avec les autorités de transition.
Et maintenant ?
Les prochaines heures et les prochains jours pourraient être déterminants.
Le PAIGC a annoncé une réaction et affirme vouloir utiliser les moyens légaux à sa disposition pour défendre ce qu’il considère comme son patrimoine. De son côté, le pouvoir militaire maintient que la mesure découle de la réglementation relative à l’implantation des sièges politiques et de ses impératifs de sécurité.
La question est donc désormais double : le PAIGC pourra-t-il contester efficacement le changement de statut de son siège, et jusqu’où les autorités de transition iront-elles dans l’application de cette mesure aux autres formations politiques concernées ?
Un bâtiment, mais surtout un symbole
À Bissau, le conflit autour d’un immeuble prend une dimension qui dépasse les murs du siège du PAIGC.
D’un côté, les autorités militaires invoquent une règle de sécurité et une distance minimale imposée aux formations politiques. De l’autre, le PAIGC défend la propriété et la valeur historique de son siège.
À quelques semaines des élections annoncées pour décembre, cette confrontation place une nouvelle fois la question de l’espace politique, de l’État de droit et du rôle des institutions de transition au cœur de l’actualité bissau-guinéenne.
La suite de cette affaire pourrait donc être déterminante, non seulement pour le PAIGC, mais aussi pour les conditions dans lesquelles les partis politiques pourront reprendre pleinement leurs activités avant le prochain rendez-vous électoral.
Le 23 septembre, des éléments de la Police d’Ordre public et de la Garde nationale ont occupé le siège national du PAIGC, situé sur la Place des Héros nationaux, en face du Palais présidentiel. Un panneau portant la mention « Patrimoine de l’État » a ensuite été installé sur le bâtiment.
Cette intervention intervient au terme d’un délai de sept jours ouvrables accordé aux partis politiques concernés pour déplacer leurs sièges.
La mesure avait été annoncée le 14 septembre par le Haut Commandement militaire pour la restauration de la sécurité et de l’ordre public.
Une règle des 500 mètres au cœur du dossier
Selon la résolution du Haut Commandement militaire, les sièges des partis politiques ne doivent pas se trouver à moins de 500 mètres des organes de souveraineté, des hôpitaux, des représentations diplomatiques ainsi que des installations militaires et paramilitaires.
Les autorités militaires présentent cette décision comme une mesure destinée à préserver la sécurité et l’ordre public. La disposition s’appuie notamment sur l’article 10 de la loi-cadre sur les partis politiques adoptée en février 2026.
Le siège du PAIGC est directement concerné en raison de sa proximité avec le Palais présidentiel. Le siège du MADEM-G15 se trouve également dans la zone concernée.
Le PAIGC conteste la mesure
Pour le PAIGC, la question dépasse largement le simple déplacement d’un siège politique.
La direction du parti affirme que ses locaux constituent un patrimoine appartenant au PAIGC et conteste la légitimité du Haut Commandement militaire à décider de son expulsion. Le parti soutient notamment que toute décision concernant la propriété ou l’expulsion d’un occupant devrait relever des institutions judiciaires.
Le président du PAIGC, Domingos Simões Pereira, a également dénoncé la transformation du statut du bâtiment. Selon lui, l’interdiction éventuelle d’y exercer des activités politiques ne devrait pas automatiquement signifier que l’immeuble cesse d’appartenir à son propriétaire.
Une distinction qui pourrait devenir centrale dans la bataille juridique et politique qui s’annonce.
Une bataille qui intervient à quelques semaines des élections
Le calendrier donne une dimension supplémentaire à cette confrontation.
La Guinée-Bissau se trouve toujours dans une période de transition politique, après le coup d’État du 26 novembre 2025. Les élections générales sont annoncées pour le 6 décembre 2026, soit dans quelques semaines.
Dans ce contexte, la question de l’espace accordé aux partis politiques, de leurs sièges et de leurs conditions de fonctionnement prend une importance particulière.
Le PAIGC, formation historique de la Guinée-Bissau, se retrouve ainsi au centre d'un nouveau conflit avec les autorités de transition.
Et maintenant ?
Les prochaines heures et les prochains jours pourraient être déterminants.
Le PAIGC a annoncé une réaction et affirme vouloir utiliser les moyens légaux à sa disposition pour défendre ce qu’il considère comme son patrimoine. De son côté, le pouvoir militaire maintient que la mesure découle de la réglementation relative à l’implantation des sièges politiques et de ses impératifs de sécurité.
La question est donc désormais double : le PAIGC pourra-t-il contester efficacement le changement de statut de son siège, et jusqu’où les autorités de transition iront-elles dans l’application de cette mesure aux autres formations politiques concernées ?
Un bâtiment, mais surtout un symbole
À Bissau, le conflit autour d’un immeuble prend une dimension qui dépasse les murs du siège du PAIGC.
D’un côté, les autorités militaires invoquent une règle de sécurité et une distance minimale imposée aux formations politiques. De l’autre, le PAIGC défend la propriété et la valeur historique de son siège.
À quelques semaines des élections annoncées pour décembre, cette confrontation place une nouvelle fois la question de l’espace politique, de l’État de droit et du rôle des institutions de transition au cœur de l’actualité bissau-guinéenne.
La suite de cette affaire pourrait donc être déterminante, non seulement pour le PAIGC, mais aussi pour les conditions dans lesquelles les partis politiques pourront reprendre pleinement leurs activités avant le prochain rendez-vous électoral.
GUINÉE-BISSAU : LE SIÈGE HISTORIQUE DU PAIGC PASSE SOUS CONTRÔLE DE L’ÉTAT, NOUVEAU BRAS DE FER AVEC LE POUVOIR MILITAIRE
















