Je n'ai jamais cru en Bassirou Diomaye Faye, et il le sait.

Pourtant, j'ai fait campagne pour lui. Je l'ai fait parce que je croyais à la promesse de rupture portée par PASTEF et son leader Ousmane SONKO devant le peuple sénégalais.
Ce que j'ai entendu aujourd'hui sur RFI m'a profondément meurtrie. Quel est l’objectif recherché ?


 Nous n'avons rien oublié. Nous n'oublierons jamais que sous le régime de Macky Sall, des dizaines de jeunes Sénégalais ont perdu la vie pour avoir défendu la démocratie, la liberté et l'État de droit. Leur seul crime était de rêver d'un Sénégal plus juste, plus libre et plus respectueux de sa Constitution. Leur sacrifice ne peut être effacé, ni par le temps, ni par les discours, ni par quelque opération de réhabilitation politique que ce soit.

Ce qui se passe aujourd'hui n'est malheureusement pas une surprise. C'est la conséquence d'un système où les réseaux d'influence continuent de protéger les leurs, de recycler les mêmes acteurs et de préserver les mêmes intérêts. Un système alimenté par des responsables sans courage politique, prêts à sacrifier leurs convictions, leur parole et leur dignité pour quelques privilèges, quelques distinctions et les conforts du pouvoir.

L'histoire retiendra ceux qui ont résisté. Elle retiendra aussi ceux qui ont renoncé. Elle retiendra ceux qui ont porté l'espoir du changement, puis ceux qui ont choisi les compromis, les silences et les reniements une fois arrivés au sommet.

Car la pire des trahisons n'est pas celle de l'adversaire. La pire des trahisons est celle qui consiste à abandonner les idéaux au nom des intérêts, à renoncer aux principes au nom du pouvoir et à tourner le dos à ceux dont le sacrifice a rendu ce pouvoir possible.
La conscience est parfois le seul tribunal devant lequel nul ne peut échapper à son jugement.
Nous vous laissons donc face à la vôtre.
@à la une 
Pastef Les Patriotes 
Les femmes de Pastef France - MOJIP France
 De Ngoné Ndoye Fall 
Présidente du MOJIP France
PAPY DABO
Dans la même rubrique :