KEUR MASSAR : FACEBOOK, ANNONCES EN LIGNE ET JUSQU’À 10 CLIENTS PAR JOUR, UN APPARTEMENT MEUBLÉ AU CŒUR D’UNE AFFAIRE DE PROXÉNÉTISME

Mardi 27 Octobre 2026

Un appartement meublé de Keur Massar, loué à 140 000 FCFA par mois, est au centre d’une affaire présumée de proxénétisme et de prostitution organisée. Trois personnes, âgées de 24 à 25 ans, ont été déférées au parquet de Pikine-Guédiawaye après une opération menée le 25 octobre par la brigade des mœurs et des mineurs de la Sûreté urbaine de Dakar. Des annonces publiées sur Facebook et neexna.com auraient permis aux enquêteurs de remonter jusqu’au logement.


Des annonces en ligne dans le viseur des enquêteurs
Selon les informations rapportées par Kawtef, l’enquête a débuté à la suite de la diffusion d’annonces sur les réseaux sociaux et un site de rencontres. Les policiers auraient procédé à une infiltration afin de vérifier les activités présumées organisées dans cet appartement meublé situé à Keur Massar.
Les tarifs annoncés auraient été fixés à 10 000 FCFA pour deux passes, tandis que le logement aurait accueilli jusqu’à dix clients par jour. Ces éléments sont au cœur des investigations destinées à établir les responsabilités des personnes mises en cause.
Trois personnes déférées, cinq téléphones saisis
L’opération menée le 25 octobre a conduit à l’interpellation de trois personnes identifiées par les initiales D. Dia, 24 ans, P. Ndiaye, 25 ans, et M. Ba, 24 ans.
À l’issue de l’intervention, les trois suspects ont été déférés au parquet de Pikine-Guédiawaye, mardi, selon la source citée. Lors de la perquisition, les enquêteurs ont également saisi cinq téléphones portables qui auraient servi à organiser les réservations et à communiquer avec les clients.
Ces appareils pourraient constituer des éléments importants pour retracer les échanges, vérifier les modalités de fonctionnement du dispositif présumé et déterminer le rôle exact de chaque personne impliquée.
Des suites judiciaires attendues
Cette affaire remet en lumière la question de l’utilisation des plateformes numériques pour faciliter des activités présumées illégales. Les investigations devront notamment permettre de préciser les circonstances dans lesquelles l’appartement était utilisé, l’éventuelle implication d’autres personnes et la nature exacte des faits reprochés aux trois suspects.
La suite dépendra désormais des décisions de l’autorité judiciaire et des éléments recueillis au cours de l’enquête. À ce stade, les faits rapportés restent des accusations présumées : la culpabilité des personnes mises en cause devra être établie dans le respect de la présomption d’innocence.
 
PAPY DABO
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