Une rentrée sous haute surveillance. Le gouvernement veut d’abord s’assurer que les écoles puissent effectivement accueillir les élèves. Les ministères concernés sont invités à finaliser les opérations de nettoyage, pompage, remblai, réhabilitation et assainissement, notamment dans les établissements touchés par l’hivernage. L’accès à l’eau et à l’électricité, les sanitaires, le mobilier scolaire, les fournitures, les manuels et les autres équipements pédagogiques figurent également parmi les urgences identifiées.
Le dossier du personnel enseignant est lui aussi au cœur des préoccupations. Les difficultés résiduelles liées à la mise en place des personnels devront être recensées et prises en charge afin de permettre un démarrage effectif des enseignements.
Les indemnités des examens au cœur du dossier social
Autre mesure particulièrement attendue : le paiement sans délai des indemnités d’examens dues aux enseignants, notamment pour le CFEE, le BFEM, le Baccalauréat et les examens de la formation professionnelle et technique.
Cette question financière intervient dans un contexte où le gouvernement cherche à préserver un climat scolaire stable et à respecter les engagements pris avec les organisations syndicales. Un comité de pilotage du Pacte national de stabilité sociale est annoncé pour le 15 octobre 2026.
2 500 salles de classe : le calendrier sous pression
Sur le front des infrastructures, l’exécutif veut accélérer le programme de construction de 2 500 salles de classe et ouvrages annexes.
Le ministère de l’Éducation nationale, en coordination avec les départements concernés, devra finaliser l’implantation des ouvrages et veiller au respect des délais contractuels de livraison. Le gouvernement prévoit également des programmes portant sur les écoles, les CEM, les lycées et les établissements d’excellence.
Un autre chantier devra avancer : la construction, la réhabilitation et l’équipement des structures destinées à la petite enfance, notamment 50 cases des tout-petits actuellement en construction.
Les JOJ Dakar 2026 ne doivent pas interrompre les cours
La particularité de cette année scolaire est également liée aux Jeux olympiques de la Jeunesse Dakar 2026, prévus du 31 octobre au 13 novembre 2026. Le gouvernement demande que les enseignements se poursuivent dans les écoles, établissements et universités pendant cette période.
Une attention particulière sera accordée aux 151 élèves-athlètes et aux élèves des académies concernés par les compétitions. Des dispositifs pédagogiques et numériques sont prévus pour limiter l’impact des JOJ sur la continuité des apprentissages.
Tirer les leçons de la précédente rentrée
Le Conseil interministériel n’a pas seulement porté sur les nouvelles mesures. Le gouvernement a également fait le bilan des 32 directives arrêtées pour la rentrée 2025-2026.
Selon les données présentées lors de la rencontre, 14 directives ont été entièrement exécutées, soit 43,75 %, tandis que les 18 autres étaient encore en cours de réalisation.
Un bilan qui place désormais l’exécutif face à un enjeu majeur : transformer les nouvelles directives en réalisations concrètes sur le terrain.
Des réformes au-delà de la rentrée
Les ambitions gouvernementales dépassent la simple remise en état des écoles.
La refondation curriculaire devra notamment renforcer les sciences, technologies, ingénierie et mathématiques (STEM), le bilinguisme et l’utilisation des langues nationales.
Le gouvernement entend également poursuivre l’intégration des daaras dans le système éducatif, développer le numérique et améliorer l’adaptation des formations professionnelles aux besoins du marché du travail.
La vraie bataille commence après les annonces
Avec ces 27 mesures, le gouvernement affiche une feuille de route particulièrement chargée. Mais le véritable test sera désormais celui de l’exécution.
Car entre les salles de classe à construire, les établissements à remettre en état, les équipements à déployer, les indemnités à payer et les réformes à conduire, les autorités disposent de nombreux engagements à concrétiser.
Le Conseil interministériel est terminé, les directives sont arrêtées. Désormais, les élèves, les enseignants et les parents attendent moins des annonces que des résultats visibles dans les écoles.
Les prochaines semaines seront donc décisives. Le gouvernement devra suivre l’application des 27 mesures, accélérer les chantiers d’infrastructures et maintenir le dialogue avec les syndicats.
À moyen terme, l’enjeu sera surtout de dépasser la logique des mesures ponctuelles pour installer durablement une école sénégalaise disposant d’infrastructures adaptées, d’enseignants en nombre suffisant et d’un système pédagogique capable de répondre aux nouveaux défis.
La rentrée 2026-2027 ne sera donc pas seulement un rendez-vous scolaire. Elle sera aussi un premier test grandeur nature de la capacité du gouvernement à transformer ses engagements en résultats.
Le dossier du personnel enseignant est lui aussi au cœur des préoccupations. Les difficultés résiduelles liées à la mise en place des personnels devront être recensées et prises en charge afin de permettre un démarrage effectif des enseignements.
Les indemnités des examens au cœur du dossier social
Autre mesure particulièrement attendue : le paiement sans délai des indemnités d’examens dues aux enseignants, notamment pour le CFEE, le BFEM, le Baccalauréat et les examens de la formation professionnelle et technique.
Cette question financière intervient dans un contexte où le gouvernement cherche à préserver un climat scolaire stable et à respecter les engagements pris avec les organisations syndicales. Un comité de pilotage du Pacte national de stabilité sociale est annoncé pour le 15 octobre 2026.
2 500 salles de classe : le calendrier sous pression
Sur le front des infrastructures, l’exécutif veut accélérer le programme de construction de 2 500 salles de classe et ouvrages annexes.
Le ministère de l’Éducation nationale, en coordination avec les départements concernés, devra finaliser l’implantation des ouvrages et veiller au respect des délais contractuels de livraison. Le gouvernement prévoit également des programmes portant sur les écoles, les CEM, les lycées et les établissements d’excellence.
Un autre chantier devra avancer : la construction, la réhabilitation et l’équipement des structures destinées à la petite enfance, notamment 50 cases des tout-petits actuellement en construction.
Les JOJ Dakar 2026 ne doivent pas interrompre les cours
La particularité de cette année scolaire est également liée aux Jeux olympiques de la Jeunesse Dakar 2026, prévus du 31 octobre au 13 novembre 2026. Le gouvernement demande que les enseignements se poursuivent dans les écoles, établissements et universités pendant cette période.
Une attention particulière sera accordée aux 151 élèves-athlètes et aux élèves des académies concernés par les compétitions. Des dispositifs pédagogiques et numériques sont prévus pour limiter l’impact des JOJ sur la continuité des apprentissages.
Tirer les leçons de la précédente rentrée
Le Conseil interministériel n’a pas seulement porté sur les nouvelles mesures. Le gouvernement a également fait le bilan des 32 directives arrêtées pour la rentrée 2025-2026.
Selon les données présentées lors de la rencontre, 14 directives ont été entièrement exécutées, soit 43,75 %, tandis que les 18 autres étaient encore en cours de réalisation.
Un bilan qui place désormais l’exécutif face à un enjeu majeur : transformer les nouvelles directives en réalisations concrètes sur le terrain.
Des réformes au-delà de la rentrée
Les ambitions gouvernementales dépassent la simple remise en état des écoles.
La refondation curriculaire devra notamment renforcer les sciences, technologies, ingénierie et mathématiques (STEM), le bilinguisme et l’utilisation des langues nationales.
Le gouvernement entend également poursuivre l’intégration des daaras dans le système éducatif, développer le numérique et améliorer l’adaptation des formations professionnelles aux besoins du marché du travail.
La vraie bataille commence après les annonces
Avec ces 27 mesures, le gouvernement affiche une feuille de route particulièrement chargée. Mais le véritable test sera désormais celui de l’exécution.
Car entre les salles de classe à construire, les établissements à remettre en état, les équipements à déployer, les indemnités à payer et les réformes à conduire, les autorités disposent de nombreux engagements à concrétiser.
Le Conseil interministériel est terminé, les directives sont arrêtées. Désormais, les élèves, les enseignants et les parents attendent moins des annonces que des résultats visibles dans les écoles.
Les prochaines semaines seront donc décisives. Le gouvernement devra suivre l’application des 27 mesures, accélérer les chantiers d’infrastructures et maintenir le dialogue avec les syndicats.
À moyen terme, l’enjeu sera surtout de dépasser la logique des mesures ponctuelles pour installer durablement une école sénégalaise disposant d’infrastructures adaptées, d’enseignants en nombre suffisant et d’un système pédagogique capable de répondre aux nouveaux défis.
La rentrée 2026-2027 ne sera donc pas seulement un rendez-vous scolaire. Elle sera aussi un premier test grandeur nature de la capacité du gouvernement à transformer ses engagements en résultats.
RENTRÉE SCOLAIRE 2026-2027 : 27 MESURES, 2 500 CLASSES ET UNE COURSE CONTRE LA MONTRE
















