La récente controverse entourant la déclaration de politique générale du Premier ministre a profondément polarisé les positions entre les partisans du pouvoir et ceux de l'opposition. Les partisans d'Ousmane Sonko ont vivement critiqué le fonctionnement de l'Assemblée nationale, remettant en question sa légitimité. En réponse, les députés de la coalition Benno Bokk Yaakaar ont évoqué la possibilité de proposer une loi visant à abroger l'article 87, qui confère au président le pouvoir de dissoudre le Parlement.
Cette initiative semble être une réponse directe aux accusations d'illégitimité et de dysfonctionnement de l'Assemblée nationale. Cependant, derrière cette apparente volonté de réforme démocratique, se cachent peut-être des intentions moins évidentes. Certains observateurs politiques spéculent que cette proposition pourrait également servir à renforcer le contrôle politique de la coalition au pouvoir, en limitant les pouvoirs présidentiels de dissolution qui pourraient être utilisés contre elle dans le futur.
Ainsi, tandis que les députés de Benno Bokk Yaakaar justifient leur proposition comme un pas vers une gouvernance plus stable et démocratique, d'autres voix soulignent la nécessité d'une analyse approfondie des implications réelles de cette réforme proposée. La véritable nature et les implications de cette initiative pourraient façonner significativement le paysage politique sénégalais dans les années à venir.