La tension est à son comble dans le dossier explosif opposant Tabaski Ngom à l’ancien ministre Moustapha Diop. Selon les révélations du quotidien L’Observateur, ce qui n’était au départ qu’une affaire de détournement de fonds publics s’est mué en une véritable bataille judiciaire, où chaque camp avance ses armes, ses arguments… et ses silences.
Une affaire à plus de 700 millions FCFA qui vire au duel frontal
Au cœur du dossier : un présumé détournement de plus de 700 millions FCFA au sein de l’Aprosi. Incarcérée et poursuivie pour une série de chefs graves — association de malfaiteurs, blanchiment de capitaux, détournement de deniers publics, entre autres — Tabaski Ngom a fait basculer l’affaire en accusant directement Moustapha Diop.
L’ancienne comptable affirme avoir remis une partie des fonds à l’ex-ministre pour financer sa campagne lors des législatives de novembre 2024. Une accusation lourde, frontalement rejetée par le principal concerné, qui clame son innocence et s’appuie, selon ses avocats, sur des documents censés démonter la thèse adverse.
Deux stratégies, deux récits opposés
D’après L’Observateur, les lignes de défense sont désormais clairement tracées. D’un côté, les avocats de Tabaski Ngom ne nient plus les faits, mais les recontextualisent : leur cliente ne serait qu’un maillon d’un système plus vaste, dont elle ne serait ni l’initiatrice ni la bénéficiaire principale. Ils pointent une hiérarchie abusive et désignent implicitement leur adversaire comme le véritable architecte.
De l’autre, les conseils de Moustapha Diop montent un rempart juridique solide, contestant point par point les accusations. Ils évoquent même des incohérences, allant jusqu’à remettre en cause l’authenticité de certains documents brandis par l’accusation.
Un des avocats de Tabaski Ngom tempère toutefois : aucune preuve irréfutable n’aurait encore été versée au dossier pour confirmer les dénégations de l’ancien ministre. Une déclaration qui illustre parfaitement la nature du dossier : accusations contre accusations, preuves contre contre-preuves.
Instruction en phase finale, confrontation en suspens
Le dossier est toujours entre les mains du juge d’instruction, mais selon les indications rapportées par L’Observateur, la procédure pourrait bientôt être clôturée. Toutes les parties, y compris les témoins et les principaux protagonistes, ont été entendues.
Reste une étape cruciale : la confrontation directe entre Tabaski Ngom et Moustapha Diop. Très attendue, elle pourrait constituer un tournant décisif dans cette affaire. Mais elle dépend exclusivement de l’appréciation du magistrat instructeur.
Pour l’heure, aucun face-à-face n’a encore été organisé, et les démarches entreprises par les avocats pour y parvenir restent sans réponse.
Santé fragile et bataille pour la liberté provisoire
Autre élément sensible du dossier : l’état de santé de Tabaski Ngom. Internée au Centre hospitalier universitaire de Fann, notamment dans un service psychiatrique après des crises répétées, sa situation suscite émotion et interrogations.
Malgré cela, ses avocats assurent que leur demande de liberté provisoire ne repose pas uniquement sur des considérations médicales. Ils invoquent des garanties classiques : domicile fixe, absence de risque de trouble à l’ordre public et assurance de représentation devant la justice.
Du côté de Moustapha Diop également, une demande de mise en liberté provisoire a été introduite après son placement sous mandat de dépôt pour des faits incluant escroquerie sur des deniers publics et blanchiment de capitaux.
Une affaire à plus de 700 millions FCFA qui vire au duel frontal
Au cœur du dossier : un présumé détournement de plus de 700 millions FCFA au sein de l’Aprosi. Incarcérée et poursuivie pour une série de chefs graves — association de malfaiteurs, blanchiment de capitaux, détournement de deniers publics, entre autres — Tabaski Ngom a fait basculer l’affaire en accusant directement Moustapha Diop.
L’ancienne comptable affirme avoir remis une partie des fonds à l’ex-ministre pour financer sa campagne lors des législatives de novembre 2024. Une accusation lourde, frontalement rejetée par le principal concerné, qui clame son innocence et s’appuie, selon ses avocats, sur des documents censés démonter la thèse adverse.
Deux stratégies, deux récits opposés
D’après L’Observateur, les lignes de défense sont désormais clairement tracées. D’un côté, les avocats de Tabaski Ngom ne nient plus les faits, mais les recontextualisent : leur cliente ne serait qu’un maillon d’un système plus vaste, dont elle ne serait ni l’initiatrice ni la bénéficiaire principale. Ils pointent une hiérarchie abusive et désignent implicitement leur adversaire comme le véritable architecte.
De l’autre, les conseils de Moustapha Diop montent un rempart juridique solide, contestant point par point les accusations. Ils évoquent même des incohérences, allant jusqu’à remettre en cause l’authenticité de certains documents brandis par l’accusation.
Un des avocats de Tabaski Ngom tempère toutefois : aucune preuve irréfutable n’aurait encore été versée au dossier pour confirmer les dénégations de l’ancien ministre. Une déclaration qui illustre parfaitement la nature du dossier : accusations contre accusations, preuves contre contre-preuves.
Instruction en phase finale, confrontation en suspens
Le dossier est toujours entre les mains du juge d’instruction, mais selon les indications rapportées par L’Observateur, la procédure pourrait bientôt être clôturée. Toutes les parties, y compris les témoins et les principaux protagonistes, ont été entendues.
Reste une étape cruciale : la confrontation directe entre Tabaski Ngom et Moustapha Diop. Très attendue, elle pourrait constituer un tournant décisif dans cette affaire. Mais elle dépend exclusivement de l’appréciation du magistrat instructeur.
Pour l’heure, aucun face-à-face n’a encore été organisé, et les démarches entreprises par les avocats pour y parvenir restent sans réponse.
Santé fragile et bataille pour la liberté provisoire
Autre élément sensible du dossier : l’état de santé de Tabaski Ngom. Internée au Centre hospitalier universitaire de Fann, notamment dans un service psychiatrique après des crises répétées, sa situation suscite émotion et interrogations.
Malgré cela, ses avocats assurent que leur demande de liberté provisoire ne repose pas uniquement sur des considérations médicales. Ils invoquent des garanties classiques : domicile fixe, absence de risque de trouble à l’ordre public et assurance de représentation devant la justice.
Du côté de Moustapha Diop également, une demande de mise en liberté provisoire a été introduite après son placement sous mandat de dépôt pour des faits incluant escroquerie sur des deniers publics et blanchiment de capitaux.
Affaire Tabaski Ngom – Moustapha Diop : le choc des versions … une guerre judiciaire sans merci au sommet de l’État
















