La Cour d’appel de Versailles a rendu son délibéré sur l’affaire Madiambal Diagne. La chambre d’instruction a prononcé un avis partiellement favorable à l'extradition du patron du Groupe Avenir Communication. «Cela veut dire qu’elle n'est ni entièrement favorable à l'extradition, ni entièrement défavorable à l'extradition. Pour nous, c'est une demi-victoire, parce que ça signifie que nous avons été, en partie, suivis dans notre argumentation», a déclaré Me Vincent Brengarth, avocat de M. Diagne.
La robe noire ne cache, cependant, pas son insatisfaction. Car lui et son client attendaient que la chambre d'instruction «rende un avis entièrement défavorable à l'extradition». Ils ont décidé d’un pourvoi en cassation contre l'arrêt de la chambre d'instruction. «Il appartiendra maintenant à la Cour de cassation de se prononcer sur la régularité de l’avis qui a été rendu», indique Me Brengarth.
Un avis que l’avocat ne comprend pas du tout : «On s'interroge aujourd'hui sur la cohérence de cet avis. Qu'est-ce à dire, un avis qui rend partiellement favorable l'extradition ? Ça veut dire qu’il y a une moitié qui est permise et une moitié qui ne l'est pas ? C'est-à-dire qu'une moitié de M. Diagne restera en France et l'autre au Sénégal ? Ça interroge véritablement», peste l’avocat.
La justice française partiellement favorable à l’extradition : L’avocat de Madiambal Diagne peste !
















