La compétition s'annonce particulièrement ouverte pour succéder à António Guterres à la tête des Nations Unies. Quatre profils aux trajectoires distinctes émergent dans cette course stratégique : le diplomate argentin Rafael Grossi, directeur général de l'AIEA et spécialiste des questions nucléaires ; l'ancienne présidente chilienne Michelle Bachelet, figure emblématique de la défense des droits humains ; l'économiste costaricienne Rebeca Grynspan, secrétaire générale de la CNUCED et experte du développement ; et l'ex-chef d'État sénégalais Macky Sall, fort de son expérience à la tête du Sénégal et de l'Union africaine.
Cette diversité géographique — entre Amérique latine et Afrique — relance le débat sur la rotation régionale du poste et sur le profil le plus adapté pour diriger l'ONU dans un contexte marqué par les tensions géopolitiques, les crises climatiques et les fractures économiques mondiales. Au-delà des candidatures individuelles, c'est la vision du multilatéralisme de demain qui se joue, entre diplomatie sécuritaire, gouvernance des droits humains et priorités de développement durable.
Mame NGUIRANE
Quatre prétendants pour un fauteuil : la course à la succession de Guterres est lancée
















