Depuis l’aube des indépendances, le Sénégal s’est distingué dans la production de sucre, notamment avec l’implantation de la Compagnie Sucrière Sénégalaise (CSS) à Richard Toll, dans le nord du pays. Fondée en 1970 par l’opérateur économique français Jean Claude Mimran, cette compagnie emploie aujourd'hui entre 3000 et 5000 Sénégalais, originaires de la région et d'autres coins du pays. L'usine de production de sucre est à la fois un moteur économique pour la commune de Richard Toll et un sujet de controverse.
La CSS en chiffres
Située à 390 km au nord de Dakar, la capitale sénégalaise, dans une zone à faible pluviométrie, la CSS a nécessité des installations solides et conformes aux normes pour prospérer au milieu de cette région aride. La production de canne à sucre dans le complexe sucrier de Richard Toll a débuté en 1970, couvrant une superficie agricole de plus de 13 000 hectares. Cette vaste étendue a été cédée par l'État du Sénégal à l'homme d'affaires français pour cette exploitation. Les cultures de canne couvrent 7 700 hectares en irrigation gravitaire.
Un moteur économique pour la région
La CSS représente un pilier économique majeur pour Richard Toll. En tant que principal employeur de la région, elle assure une stabilité financière à des milliers de familles. La production annuelle de sucre de la CSS avoisine les 135 000 tonnes, une quantité significative qui contribue à l'économie nationale et réduit la dépendance du Sénégal aux importations de sucre.
Des conditions de travail controversées
Cependant, derrière cette façade de réussite économique se cachent des réalités moins reluisantes. De nombreux employés de la CSS se plaignent de conditions de travail difficiles. Les journées sont longues, avec des horaires souvent exténuants, et les salaires ne reflètent pas toujours la pénibilité du travail. De plus, les équipements de sécurité et les conditions sanitaires sont souvent jugés insuffisants par les travailleurs.
Les témoignages recueillis révèlent une ambiance de travail tendue, où les employés se sentent sous pression constante pour maintenir les niveaux de production élevés. Certains parlent de harcèlement moral, de manque de reconnaissance et d'une gestion autoritaire de la part des supérieurs hiérarchiques.
Un appel à l'amélioration des conditions de travail
Face à ces critiques, la direction de la CSS a affirmé à plusieurs reprises son engagement envers l'amélioration des conditions de travail. Des efforts ont été entrepris pour moderniser les équipements et renforcer les mesures de sécurité. Cependant, les employés et les syndicats estiment que ces initiatives sont encore insuffisantes et demandent des actions plus concrètes et plus rapides.
La Compagnie Sucrière Sénégalaise demeure un acteur clé de l'économie locale et nationale. Cependant, il est crucial que cette entreprise prenne davantage en compte les besoins et les revendications de ses employés. Un dialogue ouvert et constructif entre la direction et les travailleurs pourrait permettre d'améliorer les conditions de travail et de garantir un développement durable et harmonieux de la CSS. En attendant, l'usine de Richard Toll continue de produire du sucre, mais avec un arrière-goût amer pour ceux qui y consacrent leur vie.
La CSS en chiffres
Située à 390 km au nord de Dakar, la capitale sénégalaise, dans une zone à faible pluviométrie, la CSS a nécessité des installations solides et conformes aux normes pour prospérer au milieu de cette région aride. La production de canne à sucre dans le complexe sucrier de Richard Toll a débuté en 1970, couvrant une superficie agricole de plus de 13 000 hectares. Cette vaste étendue a été cédée par l'État du Sénégal à l'homme d'affaires français pour cette exploitation. Les cultures de canne couvrent 7 700 hectares en irrigation gravitaire.
Un moteur économique pour la région
La CSS représente un pilier économique majeur pour Richard Toll. En tant que principal employeur de la région, elle assure une stabilité financière à des milliers de familles. La production annuelle de sucre de la CSS avoisine les 135 000 tonnes, une quantité significative qui contribue à l'économie nationale et réduit la dépendance du Sénégal aux importations de sucre.
Des conditions de travail controversées
Cependant, derrière cette façade de réussite économique se cachent des réalités moins reluisantes. De nombreux employés de la CSS se plaignent de conditions de travail difficiles. Les journées sont longues, avec des horaires souvent exténuants, et les salaires ne reflètent pas toujours la pénibilité du travail. De plus, les équipements de sécurité et les conditions sanitaires sont souvent jugés insuffisants par les travailleurs.
Les témoignages recueillis révèlent une ambiance de travail tendue, où les employés se sentent sous pression constante pour maintenir les niveaux de production élevés. Certains parlent de harcèlement moral, de manque de reconnaissance et d'une gestion autoritaire de la part des supérieurs hiérarchiques.
Un appel à l'amélioration des conditions de travail
Face à ces critiques, la direction de la CSS a affirmé à plusieurs reprises son engagement envers l'amélioration des conditions de travail. Des efforts ont été entrepris pour moderniser les équipements et renforcer les mesures de sécurité. Cependant, les employés et les syndicats estiment que ces initiatives sont encore insuffisantes et demandent des actions plus concrètes et plus rapides.
La Compagnie Sucrière Sénégalaise demeure un acteur clé de l'économie locale et nationale. Cependant, il est crucial que cette entreprise prenne davantage en compte les besoins et les revendications de ses employés. Un dialogue ouvert et constructif entre la direction et les travailleurs pourrait permettre d'améliorer les conditions de travail et de garantir un développement durable et harmonieux de la CSS. En attendant, l'usine de Richard Toll continue de produire du sucre, mais avec un arrière-goût amer pour ceux qui y consacrent leur vie.
Immersion à la CSS : Les coulisses amères d'une sucrerie sénégalaise

















