L'ancien chef de l'État Macky Sall a officiellement lancé, ce mardi 3 mars 2026, son programme pour briguer le poste de Secrétaire général des Nations Unies. Porté par l'Union africaine, le dossier a été soumis à l'Assemblée générale à New York. Son document intitulé « Refonder le multilatéralisme pour un monde meilleur » propose une réforme structurelle de l'institution onusienne, avec un accent sur la paix, la sécurité, la gouvernance interne et une approche renouvelée des défis climatiques, sanitaires et migratoires.
L'ancien président plaide pour un multilatéralisme rénové, capable de répondre aux crises contemporaines. Il appelle à une réforme consensuelle du Conseil de sécurité et à des mécanismes de transparence renforcés, se positionnant en artisan du dialogue et de l'équilibre entre les nations.
Vives réactions à Dakar
Mais sur le terrain sénégalais, l'annonce fait grincer des dents. Des voix du PASTEF et de l'opposition dénoncent une tentative de « blanchiment » de bilan sur la scène internationale. L'activiste Boubacar Seye alerte : « Envoyer un dirigeant accusé de violations des droits humains à la tête de l'ONU minerait la crédibilité de l'institution », rappelant les épisodes de répression des manifestations ces dernières années.
Le député Guy Marius Sagna est tout aussi cinglant : le Sénégal ne devrait pas soutenir une candidature qu'il juge incompatible avec les valeurs de justice et de liberté. Il accuse l'ancien président d'avoir dirigé dans des conditions « inacceptables » et contraires aux droits humains.
Un pari diplomatique sous haute tension
Alors que l'élection du prochain Secrétaire général est prévue pour l'automne 2026, la candidature de Macky Sall cristallise les débats. Entre l'opportunité d'un leadership africain renforcé et le risque d'exporter des pratiques controversées, le dossier promet de faire couler beaucoup d'encre jusqu'à New York.
Mame NGUIRANE
ONU : Macky Sall dévoile sa vision pour le Secrétariat général, le PASTEF monte au créneau
















